ANMONM

Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite

" Islam, Judaïsme, Christianisme. Tolérance ?


Communautarisme ? reconnaissance de l'autre ? "" L’Islam contre l’islamisme"

Dans le cadre de la coordination, l’Institut des hautes études de la défense nationale a organisé le vendredi 18 juin, à Meximieux, une conférence sur le thème cité. Parmi une assemblée nombreuse, une dizaine de membres de l'ONM de l'Ain étaient présents. Cette conférence était animée par M. le professeur Mustapha BENCHENANE, politologue à l’Université René Descartes (Paris V) et à La Sorbonne, expert et conférencier à l'I.H.E.D.N .(institut des hautes études de la défense nationale) et au Collège de défense de l’O.T.A.N. (Rome).

L’un de nos Compagnons nous en a fait une synthèse :

M. BENCHENANE a développé deux parties dans son intervention :

Un constat général : même les musulmans connaissent peu les préceptes du Coran. A noter que des pratiquants de l'Islam ne sont pas arabes alors que les prières se font en arabe.

Sa présentation de l'Islam et du Coran laisse transparaître plusieurs éléments qu'il faut garder en tête : en premier lieu, les versets du Coran ne sont pas classés dans un ordre chronologique mais dans un ordre décroissant par rapport à l'importance du texte ce qui peut expliquer certaines interprétations. Ce sont ces interprétations du Coran qui permettront aux Islamistes de mener un combat totalitaire sous couvert de religion.

Le terme Islam signifie paix et soumission à Dieu. Les 5 piliers de l’islam sont la profession de foi, les 5 prières par jour (sauf dans les cas d'impossibilité tel que travail…), le ramadan lorsque l'état de santé le permet (pour les enfants seulement à partir de la puberté), l'aumône, le pèlerinage à La Mecque. Le Coran doit être compris comme un complément aux autres religions monothéistes dites religions du Livre, principalement juive et chrétienne,

En deuxième partie, le conférencier a expliqué ce qui avait pu, à partir des éléments du Coran mais aussi à partir d'événements sociaux, politiques, économiques ou militaires, orienter la teneur de cette religion vers un mouvement politique à vocation totalitaire.

La première explication est l'expression politique du désespoir et de l'humiliation. Le conférencier évoque, pour l’ exemple les Emirats arabes unis, pays riches, essentiellement grâce à leurs réserves de pétrole. Ces pays restent peu touchés par l'Islamisme alors que les pays du Maghreb, beaucoup moins développés, en subissent la pression. Ces pays riches font fabriquer leurs buildings, leurs hôtels sans en détenir l'ingénierie pour le faire eux-mêmes. Dans un cadre d'économie de marché mondialisée, ils ne tiennent pas leur rôle d'acteurs principaux. Cette situation crée des différences avec les autres pays, ce qui génère des situations de désespoir en grande partie dues au taux de chômage. Pour le résorber, les pays du Maghreb devraient créer 40 millions d'emplois en 20 ans, ce qui est difficilement envisageable en l'état actuel. Les mouvances Islamistes travaillent sur ce terreau en recréant une identité, et attribuent les causes des désespoirs ressentis aux Occidentaux.

La deuxième explication est une manifestation de peur par rapport à la modernité, cette dernière étant assimilée par les Islamistes à une occidentalisation. Pour eux, le modèle culturel dominant de type anglo-saxon est inacceptable. Ce choc culturel leur permet de travailler sur le repli identitaire. Le conférencier établit une distinction entre modernité et tradition. La modernité constitue l'élan vers l'adaptation à de nouvelles conditions de vie, alors que la tradition représente notre mémoire de l'Histoire. Mais, s'il y a une distinction entre ces deux termes, il n'y a pas d'opposition, contrairement à ce prônent les Islamistes.

Les solutions préconisées pour répondre à ces dérives sont de deux ordres : la violence contre les éléments les plus dangereux, mais surtout le développement économique et social des pays en situation difficile. L'éducation, le développement de classes moyennes en sont les piliers.

Un débat suivit, avec des interventions sur la burqa, sur le Coran (il n'existe pas de "catéchisme"), sur les banlieues, sur l'apparition dans des petites communes de personnes voilées, de personnes barbues, du rôle de l'Arabie Saoudite dans ce symptôme de l'Islamisme.

Le professeur a apporté dans ses réponses, des éclaircissements supplémentaires».

GS

Président(e) de la section

M. Daniel POBEL